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U​n petit pays qui pense grand

U​n petit pays qui pense grand

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Un nouveau combat

L

a sexualité des jeunes est un de ces sujets dont toute société doit se préoccuper. L'ignorer revient comme on dit à "mettre la poussière sous le tapis", c'est à dire à ne même pas être informé d'une question qui taraude pourtant une grande partie de la population. C'est dans cet esprit que "Tunisie Plus" propose dans ce numéro un grand dossier sur les jeunes Tunisiens et le sexe. Il ne s'agit évidemment pas par ces pages de définir une quelconque attitude morale et encore moins de sombrer dans une pornographie déguisée. Ce qui nous importe, c'est de savoir et de comprendre. Tant entre ce que l'on dit et ce que l'on fait, entre ce que l'on admet et ce que l'on censure, le fossé est immense.
A lire les témoignages de médecins et de sexologues, à découvrir des statistiques méconnues, à apprendre des pratiques cachées, l'état des lieux parait appartenir à un autre temps. Il est vrai que la société tunisienne réputée la plus émancipée du monde arabe, connait toujours des tabous quand il est question de moeurs et de sexe. Les mentalités, la culture du pays, la religion qui interdit les relations sexuelles en dehors du mariage expliquent notamment cette situation.
Sur ce sujet, le message souvent lancé à la jeunesse est le simple et hypocrite "Débrouillez-vous".
Pourtant, ça et là, des signaux prouvent que les choses changent et avancent dans le bon sens.

Que, par exemple, un responsable d'Ennahda soutienne une association luttant contre l'homophobie en est un. Que des personnages politiques osent parler de la sexualité, même à mots couverts, en est un autre.

Autre élément : Le cinéma, souvent à l'avant-garde des évolutions, traite de plus en plus de l'émancipation par le sexe et de l'acceptation des minorités.

A n'en pas douter le chemin sera long et difficile. Ce n'est assurément pas une raison pour ne pas l'emprunter et pour refuser le combat. Il faut au contraire livrer bataille. En n'oubliant jamais que la Tunisie a été à la pointe de l'émancipation féminine, comme elle le demeure pour ce qui est de l'héritage entre les hommes et les femmes. Et en sachant que ce pays a toujours été un laboratoire pour les pays arabes.

Edito