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U​n petit pays qui pense grand

sans titre

De bons signaux

L

e désenchantement entraîne la prudence. A force de voir les espoirs douchés par la réalité, il arrive que le scepticisme gagne les esprits les mieux intentionnés. Depuis la révolution et son ère nouvelle, que de fois n'avons-nous pas été déçus? Non par la faute des gouvernants et des politiques, même si parfois leurs querelles médiocres ont été hors de propos. Mais le terrorisme et la peur qu'il engendre, l'égoïsme de beaucoup de nations, les bouleversements du monde expliquent nos difficultés et donc nos désillusions.

Pourtant quelques signaux prophétisent une amélioration de la situation. Au point qu'on peut espérer que les lendemains pourront bientôt chanter à nouveau. Prenons l'exemple du tourisme. On sait combien ce secteur est vital pour la Tunisie et son économie. Nos visiteurs les plus traditionnels, les Français, nous ont désertés l'an passé. Eux, nos cousins, ont préféré d'autres destinations de vacances. Or, tous les spécialistes le jurent : ils devraient revenir en masse l'été prochain. Ce n'est pas encore le bouillonnement mais c'est déjà un frémissement. Des preuves? Un voyagiste souligne le bond des réservations constaté ces derniers mois. Un autre indique que son carnet de commandes de la clientèle française se remplit régulièrement. Et les responsables tunisiens du tourisme misent sur la présence de quelques 500 000 vacanciers de l'hexagone contre 400 000 l'année dernière. Bref, l'Europe revient.

Autre indice de cette tendance : de plus en plus de régions françaises ont à coeur de mener des partenariats avec la Tunisie. Plusieurs d'entre elles se rendront chez nous les prochaines semaines afin de concrétiser et de finaliser ces rapprochements.

L'absence d'attentats, la sécurité retrouvée, la stabilité du gouvernement expliquent évidemment ce début de retournement. Encore ne doit-on pas oublier la volonté des responsables politiques pour redresser la barre. Ainsi la ministre du tourisme. Elle a silloné l'Europe et une partie de l'Asie afin d'expliquer combien la Tunisie a retrouvé la sérénité et la sécurité. Elle a persuadé plusieurs gouvernements européens de lever les restrictions, voire les interdictions, de voyager dans notre "petit pays qui pense grand".

Comme quoi est confirmé l'adage de la nuit des temps : l'effort paie.

 

Edito