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U​n petit pays qui pense grand

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Lettre ouverte

M

onsieur le Président de la République française.

 

Vous voilà élu par vos compatriotes. Permettez à "Tunisie Plus" de joindre ses félicitations à toutes celles qui ont salué votre succès. Elles sont d'autant plus sincères qu'un lien particulier a toujours uni la Tunisie et la France, lien fondé sur l'Histoire, l'amitié et le respect.

Nous ne l'ignorons pas : votre tâche est colossale et mille sujets vous attendent. En comparaison le "dossier" Tunisie pourrait paraître mince. Ce serait pourtant une erreur de le juger ainsi tant ce qui nous unit est plus important que ce qui nous sépare. Dans le monde incertain d'aujourd'hui, le lien entre le continent européen et la Méditerranée démocratique constitue une force et une garantie de stabilité.

Vous le savez : pays de libertés, la Tunisie a réussi sa transition démocratique. Ce n'est hélas pas pour autant qu'elle a gagné sa bataille économique. Sur ce plan, elle trébuche. Ainsi, pour ne prendre qu'un seul exemple, 600 000 jeunes chômeurs diplômés attendent toujours de pouvoir entrer dans la vie active.

Pourquoi le cacher puisqu'entre amis, on peut tout se dire? Il nous est arrivé d'être déçus par l'attitude de l'Europe et de la France. Trop de belles paroles n'ont pas été suivies d'actes. Ainsi les promesses de Deauville sont restées des promesses. D'ailleurs dans ces colonnes, le président de la Normandie, Hervé Morin, le reconnaît : l'Europe et la France ne prennent pas toutes leurs responsabilités. Oui, la Tunisie doit continuer ses efforts pour réformer son économie et se restructurer. Mais oui aussi, elle a besoin d'être aidée et de bénéficier de la caution financière de la France. De même sa dette devrait être allégée. Car, seule, elle ne parviendra pas à se sortir du marasme et à retrouver une croissance significative.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, nous vous attendons très vite à Tunis. Car nous comptons sur vous pour entreprendre entre nos deux pays un partenariat dynamique et réel.

C'est l'intérêt de la Tunisie. C'est aussi celui de la France.

 

Edito