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U​n petit pays qui pense grand

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La force de la sécurité

A

près tant d'autres, la tragédie de Barcelone rappelle une évidence : aucun pays du monde n'est à l'abri du terrorisme djihadiste. Aussi, même s'il ne faut hélas jurer de rien, doit-on se féliciter lorsque la folie meurtrière s'essouffle à défaut de disparaître. Ainsi, en cette fin d'été, aucun attentat n'a eu lieu en Tunisie depuis plus de deux ans et la frontière avec la Libye est désormais sous contrôle électronique.

Cette amélioration nette de la sécurité a de multiples conséquences. D'abord, elle améliore le moral de tous, chacun ne vivant plus la peur au ventre et retrouvant foi dans l'avenir. Ensuite, elle envoie un signal positif et essentiel aux autres peuples. Les touristes qui hésitaient, voire reculaient devant le danger éventuel, reprennent leurs habitudes, conscients du progrès de la situation.

Comme les britanniques qui ont levé leurs restrictions vis-à-vis de la Tunisie. Comme les Français de retour chez nous. D'où, cette année, l'embellie du tourisme, ce secteur si important pour le pays et si bien défendu, si bien représenté par la ministre, Madame Salma Elloumi Rekik.

Autre effet de ce calme retrouvé et de cet ordre reconquis : une meilleure confiance des investisseurs étrangers. Ceux-ci sont d'autant plus enclins à mettre leur argent dans l'économie tunisienne que la sécurité est assurée. En ce sens il est significatif que le Forum des Investisseurs de novembre prochain a déjà enregistré la participation de 700 d'entre eux venus de 70 Etats.

De même le FMI a décidé de poursuivre son aide à la Tunisie et a approuvé les réformes qui y sont engagées.

A partir de ces signes positifs il serait absurde de conclure que tout va bien et que tout est réglé. Trop de problèmes sont encore à résoudre, notamment sur le plan social. Quant aux discordes politiciennnes, nourries par les criailleries et les ambitions, elles doivent cesser. Mais misons sur l'optimisme. C'est souvent par des petits pas que se font les grandes avancées.

Edito